02 de April de 2019

Luiz Inácio Lula da Silva
Ouvrier métallurgiste et ancien leader syndical, Lula a été président du Brésil de 2003 à 2010. Sous ses mandats a eu lieu une révolution sociale qui a tiré 40 millions de Brésiliens de la misère, a fait sortir le Brésil de la Carte de la Faim de l’ONU et a rendu possible d’entrée à l’université de millions de personnes.

Lisez ici la biographie de Lula da Silva.

Lula est un prisonnier politique
Son incarcération n’a eu lieu que pour l’empêcher de gagner les élections présidentielles de 2018 et d’appliquer à nouveau un projet démocratique et progressiste au Brésil. Lula était largement en tête dans les sondages, mais il a été empêché de prendre part à l’élection, il a été emprisonné et on lui a interdit de donner des interviews afin qu’il ne puisse plus communiquer avec la société brésilienne. Le juge Sergio Moro, responsable de la condamnation et de l’ordre d’incarcération, est devenu ministre de la Justice du gouvernement Bolsonaro. Autrement dit, celui qui a permis un jugement sans preuve contre Lula est intimement lié au principal bénéficiaire de cette incarcération: Jair Bolsonaro, qui met désormais en oeuvre une politique ultralibérale, supprimant des conquêtes et des droits sociaux.

1ère condamnation injuste
Lula a été injustement condamné pour un crime de corruption passive, fondé sur la supposée propriété d’un appartement, sans aucune preuve matérielle. En réalité, à l’époque de la condamnation, cet appartement appartenait à l’entreprise de construction OAS qui, en outre, l’utilisait en tant que garantie de prêt pour la Caisse Economique Fédérale. La sentence affirme que Lula a été condamné pour un “acte décisionnaire non identifié” (“ato de oficio indeterminado”), une forme juridique inexistante dans la législation pénale brésilienne. Aucun des 73 témoignages, lors des 23 audiences réalisées, n’a permis d’apporter la preuve que Lula était le propriétaire du logement. Le juge Sergio Moro a utilisé comme preuve principale une simple déposition du président de l’entreprise propriétaire et responsable de la construction de l’appartement, l’OAS, qui avait été condamné à 40 ans de prison. Cette déposition a été obtenue dans le cadre d’une négociation de peine (”delação premiada”), c’est-à-dire lors d’un marchandage avec l’autorité judiciaire, qui a permis à l’intéressé de bénéficier d’une réduction drastique de sa peine de prison en échange de ces affirmations à l’encontre de Lula.

2e condamnation injuste
Lula est accusé d’avoir favorisé des entreprises brésiliennes en échange de travaux au sein d’une autre résidence, mais ses accusateurs ont été incapables jusqu’à aujourd’hui de fournir des précisions sur une action concrète de Lula qui pourrait être caractérisée comme un acte de corruption. Il n’a pas non plus été prouvé que Lula était le propriétaire de du bâtiment, ni le bénéficiaire des travaux. Au contraire, l’achat de la Résidence dite d’Atabaia, tout comme sa propriété, ont bien été identifiés et associés à M. Jacó Bittar. Le Parquet fédéral brésilien reconnait n’avoir pas pu prouver d’actes de blanchiment d’argent. Malgré cela, Lula a été condamné à 12 ans et 11 mois de prison par le biais d’une sentence pleine d’erreurs grossières.

Démocratie en péril
L’emprisonnement politique de Luiz Inácio Lula da Silva et les constantes violations de ses droits civiques et politiques, mises en oeuvre par un pouvoir judiciaire partisan et en pleine guerre juridique contre son propre peuple, l’exécution de Marielle Franco et d’Anderson Gomes, ainsi que l’inquiétante lenteur pour élucider l’affaire impliquant cette conseillère municipale de Rio et défenseure des droits humains, illustrent une véritable détérioration de l’Etat de Droit et de la Démocratie au Brésil.

Lula libre!
L’appui de toutes les forces démocratiques du monde est fondamental pour lancer la campagne internationale pour #LulaLibre et pour dénoncer le coup d’État ayant eu lieu au Brésil avec toutes ses conséquences: les attaques contre la démocratie, l’arbitraire du pouvoir judiciaire, le gel des dépenses publiques, la nouvelle vague de privatisations et le transfert des richesses naturelles à des entreprises privées et à des groupes étrangers, ainsi que la large offensive contre les droits des travailleurs.

Qui sommes-nous?
Le Comité International de Solidarité pour la Défense de Lula et de la Démocratie au Brésil réunit différents réseaux internationaux, mouvements sociaux, syndicats, partis politiques, militants en faveur de la démocratie et des droits de humains, mais aussi les Comités pour la Libération de Lula formés dans les différentes régions du monde.

Plus d’information sur le Comité de Solidarité Internationale pour la Défense de Lula et de la Démocratie au Brésil ici.

Comment participer?
Signez le Manifeste Numérique: Lula est un prisonnier politique. Lula libre! http://bit.ly/lulalibre

Organisez un Comité Lula Libre, celui-ci peut réunir un groupe de personnes et/ou des organisations pour mettre en place des actions #LulaLibre.

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