06 de August de 2019
Photo: Victor Saveedra

Le sénateur et ex-candidat à la présidence du Chili Alejandro Guillier a manifesté sa préoccupation par rapport à l’état des régimes démocratiques en Amérique Latine et a défendu Lula ce samedi 3 août lors de la 21ème Conférence Nationale des Travailleurs Bancaires du Brésil.

Lors de la Conférence, devant environ 500 délégués présents, il a déclaré: “Le Brésil passe par un revers démocratique et le Chili ne peut pas rester indifférent à cette situation. Comme on est venu à le savoir ces dernières semaines, l’ex- président Lula n’a pas bénéficié du jugement légal qui lui était dû et a été victime d’une opération qui a utilisé des fausses informations. Quoique la question se limitât à la justice, il m’a paru prudent, en tant que sénateur d’un autre pays, de maintenir le silence. Mais après avoir été mis au courant de publications dans la presse qui ont révélé les actions du juge Moro et des promoteurs, il n’y a aucun doute que la justice du Brésil a été utilisée à des fins politiques. Cela porte un préjudice à la démocratie”.

VazaJato
Les révélations auxquelles Guillier se réfère sont les publications du site The Intercept Brésil qui, depuis le début juin 2019, vient fournir des preuves du complot entre l’ex-juge Sérgio Moro, le procureur Deltan Dallagnol et le groupe d’enquête de l’opération Lavage Express pour réduire Lula au silence et éviter qu’il ne puisse participer aux élections présidentielles de 2018.

Envoyé par une source anonyme, ce matériel montre comment Sérgio Moro a retourné son rôle de juge à l’époque et s’est mis à agir comme donneur d’orientation pour l’accusation, ensemble avec Dallagnol; de même il montre les motivations politiques et idéologiques de la conduite des procureurs du groupe d’enquête et qui vont jusqu’à suggérer l’aide de la Cour Suprême Fédérale pour l’accusation, sous la figure des ministres Luis Fux, Luís Roberto Barroso et Edson Fachin. Les révélations montrent un contexte de totale absence d’exemption politique et technique que les responsables de l’Opération se sont toujours efforcés de montrer.

Avec des informations de Carta Maior et du journal La Tercera | Traduit par Marc Cabioch.