14 de November de 2019

La libération de l’ex-président Luiz Inácio Lula da Silva (PT), ce vendredi 8, a eu une importante répercussion dans la presse internationale. Le pétiste a été libéré sur la demande du juge Danilo Pereira Junior, de la 12ème cour fédérale de Curitiba, se basant sur la décision du Tribunal Suprême Fédéral (STF) adoptée ce jeudi 7, qui permet l’emprisonnement seulement après le jugement définitif.

En Amérique du Sud, le journal argentin Clarin a mis en exergue, sur sa page d’accueil sur Internet, le titre « Lula da Silva a été libéré après 580 jours en prison pour corruption ». Le journal a publié que « le leader historique de la gauche est sorti souriant du siège de la Police Fédérale et s’est vu entouré d’une foule de partisans qui l’acclamaient »

La libération de Lula a aussi été mise en évidence par les chaînes de télévision NTN24 et TVN, au Chili. La CNN chilienne a dédié une grande partie de sa page d’accueil aux protestations dans le pays, mais a ajouté en bas de page « Lula da Silva sort libre après autorisation de la justice brésilienne. »

La chaîne vénézuélienne Telesur a souligné dans ses gros titres une déclaration donnée à la sortie du pénitencier : « Lula da Silva sort libre après 580 jours de prison : ils n’ont pas emprisonné un homme mais une idée ». Sur leur site, on peut voir une photo de la fille de Lula, Lurian da Silva, qui commémore la libération du pétiste à Curitiba.

La libération de Lula a aussi été la manchette en Europe, par exemple dans le journal anglais The Guardian (« L’ex-président du Brésil Lula da Silva sort de prison après une décision de la Cour Suprême »), dans l’espagnol El Pais, « L’ex-président du Brésil Lula da Silva sort de prison sur ordre du juge ») et dans le français le Monde (« L’ex-président brésilien Lula est libéré de prison après plus d’un et demi incarcéré. »)

Le journal américain The New York Times publie, dans son éditorial « Le Monde », une photo dans laquelle le pétiste tient un drapeau qui dit « Lula est innocent ». Le journal souligne que la libération de Lula peut raviver la polarisation avec le président Jair Bolsonaro (PSL), car ce sera un « rival de gauche » aux politiques d’extrême-droite du Palais du Planalto.

La chaîne russe Russia Today a donné la manchette sur sa page d’accueil à la déclaration de Lula : « Je ne pensais pas être ici aujourd’hui en train de parler », avec un lien vers la vidéo. La TV iranienne HispanTV a divulgué une photo de Lula avec les pétistes Fernando Haddad et Gleisi Hoffmann, et un bout du discours de l’ex-président, dans lequel il critique le ministre de la Justice, Sergio Moro.

Des leaders internationaux se prononcent :
Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a été un des premiers à se prononcer après la libération de Lula : « C’est une nouvelle pour le cœur du peuple », a dit Maduro, dans un discours au Palais de Miraflores. Le chef d’état vénézuélien a rappelé que Lula, avec l’ex-président Hugo Chavez et l’argentin Nestor Kirchner, ont été les « propulseurs de l’intégration en Amérique latine ».

Le président élu en Argentine, Alberto Fernández, a publié sur son compte Twitter qu’il est ému par « la force de Lula pour faire face à la persécution d’un procès judiciaire arbitraire dont il fut victime ». Sa vice, Cristina Kirchner, a commémoré sur les réseaux sociaux et a écrit que Lula est victime d’une des plus « grandes aberrations du lawfare en Amérique latine».

Bernie Sanders, sénateur et candidat à président des Etats Unis, a aussi salué Lula sur Internet. Il a écrit : « En tant que président, Lula a fait plus que personne pour diminuer la pauvreté au Brésil et défendre les travailleurs. Je suis enchanté qu’il soit libéré de prison, quelque chose qui n’aurait jamais dû se passer au départ ».

Carta Capital | Traduit par Marc Cabioch.